DRAWING IS THE NEW PAINTING

Vernissage le 16 janvier de 15h00 à 18h00 // Exposition du 14 janvier au 27 février 2016                                             Performance par Marie Ségolène C. Brault le 16 janvier à 16h00

Artistes invités : Annie Descôteaux, Claire Milbrath, Gabrielle Lamontagne, Louis Bouvier, Marie Ségolène C. Brault, Shauna Born, Shauna Eve et Tim Messeiller.                                                                                                                Organisé par : Joani Tremblay

Le dessin est la nouvelle peinture.
Le dessin est marginal.
Le dessin est libre de convention, il est l’expression ultime de la liberté.
Le dessin n’est jamais mort.
Le dessin peut être fait avec tous les médiums.
Le dessin est le premier art que nous produisons enfant, donc il est universel, cru, spontané et innocent.
Le dessin est ce qu'il y a de plus près de l’origine d’une idée.
Le dessin est privé.
Le dessin est le plus actuel et le plus ancien médium.
Le dessin est impossible à définir.

(Collage d’extraits du texte Drawing is the New Painting par Karen Kurczynski, Art Journal, 2011, traduction libre)

Drawing Is the New Painting examine les problématiques contemporaines dans la pratique du dessin à l’heure actuelle. Qu’est-ce que le dessin aujourd’hui? Pourquoi dessiner maintenant? Les artistes sélectionnés explorent le dessin comme un support malléable à travers le collage, le dessin sur différentes surfaces, le dessin comme sculpture et le dessin comme performance. Avec une pensée critique, ces artistes ont repensé les notions traditionnelles du dessin et ont élargi la définition du médium.

Le dessin peut être considéré comme un langage visuel, mais aussi comme une «pensée visuelle» ou encore comme une «troisième notion» avec une autonomie épistémique spécifique, en contraste avec les domaines du concept et du langage.1 En d’autres termes, le dessin peut être considéré comme une activité produisant un savoir. Le dessin peut être utilisé pour examiner des données non verbales, pour réfléchir à des problèmes et pour analyser des expériences. Lorsque l’on se met au dessin, l’on constate que nous en connaissons beaucoup moins sur ce que nous voyons que ce dont nous avions auparavant présumé. Aux yeux de sa théorie bien-établie, le dessin est perçu comme un «instrument de représentation doublement significatif : en tant que moment de savoir (donc en ajustant l’idée afin de s’adapter à l’objet), et en tant qu’acte de construction créative capable de modifier la perception passive du réel et de la réorienter au sein de la dimension de construction théorique et pratique, souvent avec un contenu idéologique marqué.»2

Les artistes de cette exposition approfondissent les questions «qu’est-ce que dessiner?» et «qu’est-ce que faire une marque?» Cette exposition aspire à stimuler un dialogue portant sur les problématiques de la pratique du dessin à l’heure actuelle et à encourager la passion des artistes pour le dessin sous toutes ses formes, ainsi que d’explorer davantage, d’expérimenter et de jouer.

[1]   Milani, Stefano and Marc Schoonderbeek. Drawing Theory. An Introduction. Footprint 4 no2 Autumn 2010. p. 1-8.

[2]   Moschini, Francesco. “Sign.” The New C-Ay. ltlia-Y-26. Venice Biennale. The ItalianPavillon at the 10th InternationalExhibition (Bologna: ad. Compositor, 2006) p. 414.